tu te plies comme les arbres au soir
qui inclinent les ombres de leurs silhouettes tristes
et ton corps aligné au cimes et au ciel
est celui du hibou immobile
qui n’a pas de cri

tu as les yeux morts de la terre
et l’écorce solide des pins
qui recouvre ce que tu n’es plus
est blanche à l’extérieur
et nuit à l’intérieur –
tu es la neige gisante après l’avalanche
et je suis
la pierre sur la montagne
qui te regarde fondre