Qui tuera le ciel sur les toits

seul
je grave la nuit
sur le vent chagrin ?

Quel cri de l’au-delà percera
le silence intérieur
des attentes et
des arbres qui
demeurent ?

Dans la moisissure de mon ventre
que je meure ! ou que je sois
l’assassin du ciel – lointain
qui déchire de sa dague
les vols obscurs
des absences

Que je sois le tombeau noir des étoiles
où se décomposent dans le bois
les cadavres des nuages
dans un souffle intérieur – le
dernier

Que je sois
enfin
l’antichambre
des néants
réunis

Alors
qui donc
fera tomber
la pluie et l’orage
et lavera
en rigoles de sans et de ciel
l’écorce de mes mains ridées ?