elle faisait la nuit de cordes
qui tissaient le vent
sur les arbres
centenaires

(ils ont les yeux clos
et le silence empli
de respect)

elle faisait la nuit qui pleuvait
de bas en haut et
de haut en bas
la nuit sur l’herbe et
sur le ciel

elle faisait la nuit-océan
aux jeunes feuilles
avec l’amour-horizon qui s’étend
(et qui demeure)
dans sa voix et
sur les vagues
de soi

elle faisait la nuit de cordes et d’écume
et donnait à la terre
le souvenir du sel