Une tristesse bleue – celle des absences – dans un autre matin : Qui donc, dans le jour naissant, relie les toits aux arbres et les arbres au ciel ? Qui est ce funambule qui déguise le chant du merle, qui confond les couleurs de l’aube quand s’étale au loin un arbre de Judée, timide tache de crépuscule, qui souffre de vertige lorsqu’il est sur la terre ? Il semble figé entre deux équilibres, dans l’attente de quelque chose qui, comme lui, est suspendue éternellement.
Une tristesse bleue – la mienne – dans un autre matin : L’absence est ce qui lie, et l’attente est l’équilibre de mon corps gisant. Dans le jour naissant, sur les toits, sur les arbres et dans le chant du merle, le funambule t o m b e