Le froid qui court sur les doigts
sur les jambes
le ciel qui tombe lentement
– qui est déjà tombé
le soleil sur la peau endormie
les visages sans formes de la foule
les cadavres des arbres
ignorés par le train
le souffle trop petit
et les espaces trop grands
les yeux trop petits qui
sont les seuls à voir
que le jour est si grand
et que tout perdure.

La nuit seule
cerne son souvenir sur la peau ;
le jour qui éventre
ne laisse aucune cicatrice.