Devant moi s’étend
une mer d’ombres et de branches
tranquille.
Au delà,
le pâle bleu 
de l’hiver. 
Par un désir
qui ne s’explique pas
j’envie et j’admire 
ces arbres figés
de trop savoir
le mouvement du monde 
heurter leur corps. 
Je voudrais être l’un d’eux
et faire de ma solitude
celle du ciel,
immensément vide.