Le
vent
reste
muet
sur
les
lèvres.

À qui
ce souffle
dépourvu de mémoire 
à qui
ce silence obstiné
et ces ombres
sur le ciel
qui ressemblent
à des arbres ?

Et
dans
la
lente
chute
des
jours
blancs
quel néant
qui s’achève
au bout d’une
corde ?

Re
gar
dez-
le
mourir
par la fenêtre.

Et quand le ciel
ne se versera plus
sur les murs

la nuit et ses lumières
solitaires
qui nous ressemblent trop

la nuit
enseignera
le langage
du vent.