J’aime. La nuit encore
descend du ciel.
je loge une clarté immobile
si vivante que ma peau baisée
me paraît parfois étrangère
mais la nuit – amie fidèle,
la nuit seule puise en mon corps
des ombres qui me sont connues
et portées par l’amour de toi.
Et je sais que mon souffle, parcourant les espaces infinis,
acquiert la mémoire de toute chose –
comme le vent acquiert la mémoire des montagnes et des cimes des arbres,
et qu’il te rencontre.