De la mort sans importance

Je ne désespère pas du fait
que tout a déjà été écrit.
Le soleil se lève bien tous les jours à l’est
et se couche tous les soirs à l’ouest
sans que cela dérange le ciel
le cul toujours posé
sur la même chaise.
On ne vit qu’avec bien peu de choses
et quand je pense à ces grecs
qui semblent avoir découvert le monde en premier
j’ai également une pensée émue
à ceux qui se trouvaient avant eux
sous les mêmes étoiles.
La poésie comme la littérature
n’a pas bien plus d’importance
et mes poèmes ne seront
qu’un petit tas de pierres pas plus grand
que ce qu’il restera de mon corps
en poussière
enfoui
sous
terre.
Qu’importe, puisqu’après ma mort
on saura quelque part
que j’ai vécu
et que ces mots sont les miens.