Johanna

Souvent je songe à ces poèmes
que je n’ai pas écrits. Je ressens comme
une grande mélancolie à l’idée que
cette sensation que j’ai eue, devant
la résidence Johanna, et plus tard, cette
autre histoire d’amitié, en marchant devant l’église…
ne connaissent jamais de cœurs
que le mien.

Quand je me promène, et que les vers
défilent pas à pas, il suffit que je songe
à ma maison, à mon bureau où j’écris,
pour que tout glisse en dehors de moi
et que je me retrouve toute seule
comme ces matins où l’on s’éveille avec cette sensation
d’avoir rêvé de quelque chose d’important
et de l’avoir perdu encore.

Si encore la consolation de les avoir vécus
pouvait satisfaire le vide entre nos mains…

Ma plus grand tristesse
vient du fait que j’oublie
qu’à cet instant, devant la résidence Johanna,
je comprenais que l…

Et j’ai le cœur lourd de souvenirs absents.