Les mains du soir

Les mains du soir recouvrent un drapeau noir
un oiseau s’attarde entre les vents
qui plient d’un seul mouvement
la pénombre qui se calme et s’agite
devant le regard ascendant
d’une enfant descendant la rue
où se dressent deux pins noués
qui s’inclinent en craquant
devant la jeune fille.
L’hiver s’active sur le pavé clair
les maisons allument leurs cigarettes
la nuit se consume nonchalante
dans un silence peuplé de somnolents rêves.
Moi je pense à ce cœur
qui sanglote contre le carreau.