Il y a des choses qui ne changent pas.
La sensation du soleil dans la peau
qui continue de chauffer.
Le plissement du jour
quand on fait la sieste.
L’absence de mes chagrins
des étés étouffants.
L’odeur de ma peau,
la caresse, et son manque.

Il n’y a personne pour remarquer
le vide qui grandit en moi.
Amoureusement, je marche,
je m’assieds, je m’allonge,
je regarde mon corps, comme en secret,
un sourire pour soi,
je me tiens debout, je marche
dans tout le jardin,
je fais des gestes d’homme
toute seule.