Je dois beaucoup
À ceux et celles qui
Ne croisent pas mon regard
Quand je marche en ville, quand
Je prends le métro, je dois beaucoup
À ceux et celles pour qui j’existe pleinement
Comme un arbre ou un bout de ciel
Je me sens vivre de disparitions
Qui s’ignorent. Un sourire pour
Moi, et la joie tranquille
De posséder le secret
De notre rencontre
Sur les épaules
De la même manière
Que l’on rencontre poètes
Et poétesses dans un espace
Sans visages. Les épaules d’un ciel
Portent sans doute, comme nous,
Le secret bien gardé
De nos existences.

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