s’il y a une joie c’est une joie tranquille
qui n’accomplit rien qu’elle-même 
en laissant un peu de vide dans sa plénitude
pour qu’on s’y installe. 

s’il y a une peine, c’est une peine petite
et carrée, assise dans un coin de la chambre 
on la regarde en se demandant à quoi elle pense
elle ne dit rien. 

un désespoir est plus grand quand on ne le comprend pas
comme on ne comprend plus nos dessins d’enfant 
les traits qui tracent un soleil que l’on ne retrouve plus
au coin de nos poèmes. 

j’aimerais parfois me rencontrer comme le vent me rencontre
et sentir mon corps pour ensuite aller ailleurs
sans jeter de regards en arrière 
qui ne trouvent plus le sceau 
de mon intériorité. 

sans doute la paix est ce silence incertain
où nul oiseau ne vient chanter 
à la fenêtre de mon torse. 

sans doute la paix est ce silence incertain 
où les joies et les peines s’écrasent
à la fenêtre de mon torse 
un ciel lourd attend 
que se brise le silence
de mes incertitudes.

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