à l’orée lointaine
l’arbre sans écorce
cache la forêt
un pylône de fer

écrase sa géométrie
de l’horizon anarchique
clocher des champs
qui sonne un silence gris

noire la corde à linge
étend les draps de l’azur
noire la corde à linge
étend les draps de l’azur

combien de plaines parcourues
combien de chemins aériens
tracent les cieux
de villages en nuages ?

à quoi pense donc
l’électricien suspendu
du haut de sa tour
à quoi pense t-il donc

se demande t-il si les champs
si les arbres ou le ciel
ont par leur silence
leur humble permission ?

se demande t-il de là-haut
si les oiseaux le remercient
du repos migratoire
entre deux forêts ?

se demande t-il donc
si les lumières du soir
possèdent les mêmes rêves
que le coucher du soleil ?

tout poète qu’il est
sans doute se demande t-il
si ses questions valent au moins
le pardon de la nature

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s