aux bords de la maison
la gouttière rouillée
d’un toit sans chat
aucune solitude

ne tranche l’absence
de la lune
sur les tuiles tranquilles
la fenêtre d’une sieste

un corps qui repose
d’autres corps en rêve
lancinant le désir sourd
du torse nu

contenir son étau
souffrance de se dire
que même la solitude
ne nous enlace pas

aux draps imaginaires
d’une chambre rêvée
je pense à tous ces gens
qui comme moi

dorment en eux une attente
qui ne vient pas
seule la douleur qui nous est refusée
palpite contre nous

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