j’aime des statues le geste
que nul bronze ne fige
j’aime des statues le geste
que nul marbre ne blanchit

j’aime des statues le geste
le visage tendu
geste du geste
suspendu

j’aime des statues
la lourde valeur des choses
on comprend du regard
ce que mille poèmes

ne sauraient peser
j’aime des statues
les robes comme un visage
elles aussi ont vécu

des regards des baisers
de vents anciens
que les musées soient des tombes
je n’en suis pas certain

que les musées soient des temples
encore moins
les jardins et les places publiques
peu importe la grandeur

des yeux que l’on pose
sur le geste des statues
peu importe le poids du regard
notre vieillesse n’est sans doute

qu’un petit grain de marbre
et je pardonne mes gestes
de n’être qu’à la hauteur
du socle de ma pudeur

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