parfois je rêve
que comme pour le vélo
après de longues années
nous ne pouvons oublier

les gestes l’équilibre
de nos habitudes passées
de ma si proche jeunesse
à quoi pensais-je

à mes vingt ans
et quelles traces
dans mes poèmes
quels rides sur la peau

creusent les estuaires
la mer comme une mort
à venir
vieillir comme un fleuve

à quoi pensais-je hier
quel caillou fut la borne
de ce que je fus
vieillir comme une rivière

les courants sont-ils imaginaires
la pensée a-t-elle sa trajectoire
ce qui grandit en moi
me rend si petit

que je pourrais mourir
dans la paix d’avoir été
tendre est la petitesse
de mon immense mémoire

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