j’aime des mots croisés
le sens imprévisible
de la chose nommée
aux petits carrés

nulle place pour l’indicible
on ne sait vraiment
des images ou des mots
ce qui se croise

le fer des cases noires
comme barreaux empêchent
les espaces des silences
prison bien gardée

là est sûrement
la seule différence
avec le poème
aux lignes invisibles

mais sans doute le poète
envie de l’exercice
les anonymes doigts
filant la toile

de la pensée
il est vrai on rêve parfois
de saisir de nos doigts
les anonymes fils

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