sur la promenade derrière chez moi
on y tire le vin
des odeurs le chemin
se confine le tonneau

je pense à Ulysse
à chacun de mes pas
j’écrase le raisin
de ma plénitude

des sourcils froncés
du soleil sur l’asphalte
au talus les trèfles
de mon regard

ni chance ni destin
ni choix ni hasard
ne croisent au talus
mon regard

de trèfles en trèfles
sourcils froncés
je pense à Ulysse
écrasant le raisin

au retour de la promenade
je pense à Ulysse
de mon humble vaisseau
les voiles de mon corps

se relâchent en pensant
que mes consolations
ne pourront jamais tromper
l’oeil cyclope du soleil

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